Facture électronique obligatoire 2026 : réforme, obligations et calendrier officiel

Sommaire

La facture électronique obligatoire en 2026 marque une étape majeure de la réforme fiscale française. À compter de septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques (e-facture), puis de les émettre selon un calendrier progressif jusqu’en 2027.

Cette réforme de la facture électronique obligatoire 2026 impose l’usage de formats structurés (Factur-X, UBL, CII) et le passage par une Plateforme Agréée connectée au Portail Public de Facturation (PPF).

Dans cet article, nous détaillons les obligations légales, le calendrier officiel, les entreprises concernées et les impacts concrets, avec des liens vers nos guides dédiés pour approfondir chaque volet.

Ce qu’il faut retenir

Facture électronique obligatoire 2026 – l’essentiel

  • Obligation de réception : 1er septembre 2026
  • Obligation d’émission :
      • Grandes entreprises & ETI : septembre 2026
    • PME & TPE : septembre 2027
  • Entreprises concernées : toutes les entreprises assujetties à la TVA en France
  • Canal obligatoire : Plateforme Agréée connectée au PPF
  • Formats acceptés : Factur-X, UBL, CII

GUIDE RFE

Facture électronique obligatoire 2026 : ce que dit la loi

La facture électronique n’est pas une option mais une obligation légale. Elle s’inscrit dans une dynamique européenne de dématérialisation et de modernisation des processus fiscaux.

Initialement prévue à partir de juillet 2024, la réforme a été reportée par le gouvernement à l’été 2023. Le communiqué officiel du 28 juillet 2023, puis l’amendement n°I-5395 présenté dans le cadre de la loi de finances 2024, ont fixé un nouveau calendrier progressif à partir de 2026.

Cette réforme impose :

  • l’émission de factures électroniques structurées
  • leur transmission via des plateformes agréées
  • la remontée de données fiscales à l’administration (e-invoicing et e-reporting)

Calendrier officiel de la réforme facture électronique 2026–2027

Schéma-date-facture-électronique-obligatoire

Obligation de réception (septembre 2026)

À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité, devront être en mesure de recevoir des factures électroniques conformes aux standards réglementaires via une Plateforme Agréée ou le PPF.

Obligation d’émission (progressive)

  • Grandes entreprises et ETI : obligation d’émission à partir du 1er septembre 2026
  • PME et TPE : obligation d’émission à partir du 1er septembre 2027

Ce déploiement progressif vise à laisser aux structures les plus petites un délai d’adaptation supplémentaire.

Qui est concerné par la facture électronique obligatoire en 2026 ?

La réforme de la facture électronique obligatoire 2026 concerne toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, sans distinction de taille ou de statut juridique.

Sont notamment concernés :

  • les micro-entreprises (y compris en franchise de TVA)
  • les PME, ETI et grandes entreprises
  • les professions libérales
  • les associations exerçant une activité lucrative
  • toutes les entreprises opérant en B2B domestique

Les échanges avec les particuliers (B2C) ou à l’international (hors UE) ne sont pas soumis à l’e-invoicing mais peuvent entrer dans le champ de l’e-reporting.

Cas spécifiques et exceptions :

Certaines opérations ne relèvent pas de l’e-invoicing mais peuvent être soumises à l’e-reporting :

  • transactions B2C
  • opérations internationales
  • prestations exonérées de TVA (santé, enseignement, etc.)
  • certaines opérations intra-groupeLes dates clés de la facturation électronique pour les entreprises

Réforme facture électronique obligatoire 2026 : e-invoicing et e-reporting

E-invoicing

Les entreprises françaises assujetties à la TVA ont l’obligation d’émettre des factures électroniques structurées dans le cadre de transactions B2B nationales. Ces factures doivent respecter un format normalisé soit Factur X, UBL, CII et être transmises via une Plateforme Agréée (PA).

Parallèlement, elles doivent également être capables de recevoir des factures électroniques de la part de leurs partenaires commerciaux, selon les mêmes standards.

E-reporting

Il concerne les opérations hors champ de l’e-invoicing (B2C, international, exonérations) et impose la transmission de données de transaction ou de paiement à l’administration fiscale.

Par exemple :

  • Les ventes B2C (vers des clients particuliers)
  • Les opérations internationales (avec des entreprises établies hors de France)
  • Certaines prestations exonérées de TVA
  • Certaines opérations intra-groupes

Dans ces cas, les entreprises doivent transmettre à l’administration des données de transaction ou de paiement, selon une fréquence définie.

Plateformes Agréées et PPF : rôles dans la réforme 2026

Plateformes Agréées (PA – ex PDP)

Les Plateformes Agréées (PA) anciennement PDP sont des opérateurs immatriculés par l’administration. Elles assurent la gestion complète du cycle de vie des factures électroniques, conformément à la réglementation :

  • Contrôle de conformité des factures (structure, mentions obligatoires, formats)
  • Conversion vers les formats autorisés : UBL, CII, Factur-X
  • Archivage électronique sécurisé, horodaté et probant
  • Suivi des statuts de traitement (émission, transmission, rejet, réception, paiement)
  • Connexion directe avec les outils métiers (ERP, CRM, GED, OCR, etc.)
  • Transmission au PPF des données requises à des fins fiscales (e-invoicing et e-reporting)

Portail Public de Facturation (PPF)

Opéré par l’AIFE pour le compte de l’État, le PPF est la plateforme pivot de l’écosystème. Son rôle est strictement encadré et technique :

  • Centralise les flux de factures électroniques, transmis par les Plateformes Agréées (émission et réception)
  • Gestion de l’annuaire centralisé des entités assujetties à la TVA, permettant d’identifier et d’adresser correctement les destinataires
  • Transmet les données fiscales

Le PPF ne propose aucune fonctionnalité métier : il ne contrôle pas les formats, ne gère pas les statuts de traitement, n’effectue pas de conversion de fichier, ni d’archivage. Il agit uniquement comme passerelle technique vers l’administration fiscale.

Schema Y

Formats de factures électroniques obligatoires en 2026

Formats UBL, CII, Factur-X

Selon l’arrêté du 7 octobre 2022 pour être conforme aux exigences légales, une facture électronique devra être émise dans l’un des formats suivants, reconnus comme structurés ou hybrides.

La facture électronique s’impose comme un accélérateur de modernisation fiscale et de performance opérationnelle. En standardisant les échanges (UBL, CII, Factur-X) et en fiabilisant les données, elle améliore la collecte de la TVA, renforce la lutte contre la fraude fiscale et simplifie la gestion des entreprises.

Format

Description

UBL

  • XML pur, conforme EN 16931
  • Utilisé surtout en Europe du Nord
  • Non lisible directement par un humain
  • Idéal pour les grandes entreprises avec systèmes intégrés (ERP)

Factur-X

  • PDF lisible + XML intégré
  • Très utilisé en France et Allemagne
  • Conforme à la norme EN 16931
  • Idéal pour les PME/TPE (facile à lire et à traiter automatiquement)

CII

  • XML structuré (UN/CEFACT)
  • Très complet mais complexe à implémenter
  • Destiné aux grandes entreprises et aux échanges internationaux

Mentions obligatoires & contrôles (check-list de conformité)

Des mentions sont obligatoires à inclure sur la facture, quelle soit électronique ou non, certaines informations restent obligatoires pour garantir la conformité :

  • Identité du vendeur et de l’acheteur (raison sociale, adresse)
  • Numéro SIREN/SIRET ou numéro intracommunautaire
  • Date de la facture et date de la prestation/livraison
  • Détail des biens ou services facturés
  • Montants HT et TTC
  • Taux de TVA appliqué
  • Numéro de facture unique
  • Modalités de paiement

Quelles sanctions en cas de non-conformité en 2026 ?

À compter de 2026, le non-respect des obligations liées à la facture électronique et à l’e-reporting expose les entreprises à des sanctions financières directes, mais également à des conséquences opérationnelles et juridiques susceptibles d’affecter durablement leur activité.

Sanctions financières prévues par la réglementation

En cas de manquement, l’administration fiscale pourra appliquer les pénalités suivantes :

  • 15 € par facture électronique non conforme, dans la limite de 15 000 € par an et par entreprise.
  • 250 € par transmission d’e-reporting manquante ou erronée, également plafonné à 15 000 € par an.

Ces montants peuvent rapidement devenir significatifs pour les structures traitant un volume important de factures ou réalisant de nombreuses opérations concernées par l’e-reporting (B2C, opérations internationales, encaissements).

Impacts opérationnels et financiers indirects

Au-delà des pénalités, la non-conformité peut entraîner des effets en chaîne :

  • Rejets de factures par les partenaires commerciaux ou par les plateformes de dématérialisation, rendant les documents juridiquement inexploitables.
  • Retards de paiement, liés à l’impossibilité de traiter ou de valider les factures non conformes.
  • Tensions de trésorerie, particulièrement critiques pour les PME et ETI, en raison de décalages répétés dans les encaissements.

Risques juridiques et fiscaux

Enfin, une mauvaise conformité expose l’entreprise à des risques plus structurels :

  • Renforcement des contrôles fiscaux, la facture électronique facilitant le croisement et l’analyse des données par l’administration.
  • Risque de redressement fiscal en cas d’incohérences ou de manquements répétés.
  • Atteinte à la relation client-fournisseur, pouvant nuire à la réputation et à la fiabilité perçue de l’entreprise

En savoir plus sur : les risques en cas de non conformité

Impacts concrets de la facture électronique obligatoire 2026

La généralisation de la facture électronique en 2026 ne se limite pas à une évolution réglementaire : elle transforme en profondeur l’organisation interne et les équilibres financiers des entreprises. Anticiper ces impacts permet d’en tirer pleinement parti.

Impacts organisationnels

La mise en œuvre de la facture électronique impose une révision des processus existants et une meilleure coordination des équipes :

  • Clarification des rôles et responsabilités : les fonctions comptables, financières, informatiques et métiers doivent être clairement définies pour assurer la conformité des flux.
  • Fiabilisation des données : la normalisation des formats et des échanges réduit les incohérences, doublons et erreurs de saisie.
  • Traçabilité des actions : chaque étape du cycle de vie de la facture (émission, transmission, réception, archivage) est horodatée et sécurisée, facilitant les audits et les contrôles.

Impacts financiers

Sur le plan financier, la facture électronique représente à la fois un coût initial et une opportunité d’optimisation :

  • Coûts de mise en conformité : adaptation des processus, formation des équipes et alignement avec les exigences réglementaires.
  • Investissements dans les outils et l’intégration : choix d’une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) ou d’une Plateforme Agréée, interfaçage avec les ERP et solutions comptables existantes.
  • Gains de productivité et réduction des erreurs : automatisation des traitements, diminution des litiges et accélération des cycles de facturation et de paiement, générant des économies durables.

Pour aller plus loin, consultez notre guide sur le choix d’une Plateforme Agréée en 2026 afin d’identifier la solution la plus adaptée à votre organisation et à vos enjeux.

Comment se préparer dès maintenant à la facture électronique obligatoire 2026 ?

Pour réussir la bascule vers la facturation électronique, l’important n’est pas seulement de “faire” : c’est de suivre une ligne de conduite claire, étape par étape, pour ne rien oublier et être prêt le jour J.

La règle d’or : partir de l’existant, sécuriser les fondamentaux, puis industrialiser. 

Étape 1 : diagnostic interne 

La première phase consiste à cartographier précisément le cycle de facturation, du devis jusqu’au paiement. Il s’agit de recenser l’ensemble des outils en place (ERP, logiciels comptables, GED) ainsi que les formats actuellement utilisés.

Ce diagnostic permet d’identifier :

  • les écarts de conformité au regard des exigences réglementaires (UBL, CII, Factur-X, e-reporting) ;
  • les besoins spécifiques liés à votre organisation : volumes de factures, multi-ERP, contraintes internationales, exigences d’archivage électronique à valeur probante.

Cette analyse fait émerger les points de friction, les priorités opérationnelles et permet de définir un premier calendrier réaliste de mise en conformité.

Étape 2 : choix d’une solution adaptée

La conformité repose sur l’utilisation d’une Plateforme Agréée (PA/PDP) interfacée avec votre ERP ou votre solution comptable.

Le PPF joue un rôle d’infrastructure publique et d’interopérabilité, mais il ne constitue pas une solution opérationnelle finale : l’émission, la réception, l’e-reporting et le pilotage des flux s’appuient sur une PA/PDP.

Le choix de la plateforme doit s’appuyer sur des critères concrets et opérationnels :

  • capacités d’intégration (ERP, API) ;
  • workflows de validation et contrôles métier ;
  • gestion des formats (UBL, CII, Factur-X) ;
  • archivage électronique à valeur probante ;
  • e-reporting, sécurité, SLA, support et coûts.

La réalisation d’un mini POC avec des factures réelles permet de valider les connexions, les statuts, les cas d’exception et d’objectiver le TCO et le ROI avant toute décision.

Étape 3 : mise en place et formation

La phase de déploiement doit être pilotée via une gouvernance projet claire, des jalons définis et un environnement de test sécurisé.
Les formats requis sont intégrés, l’e-reporting et les règles de contrôle paramétrés, puis les workflows alignés avec les processus achats et ventes.

La formation des équipes (comptabilité, achats, ventes, IT) est essentielle pour garantir l’adoption : supports pédagogiques, guides opérationnels et accompagnement au changement doivent être prévus.

Dès le lancement, il est recommandé de suivre des indicateurs clés :

  • taux d’automatisation ;
  • délais de traitement et de paiement ;
  • taux d’erreurs et de rejets ;
  • niveau de conformité.

L’objectif : un parcours balisé, du diagnostic à l’amélioration continue, pour éviter les oublis, réduire les rejets, sécuriser la conformité réglementaire et transformer la facture électronique en levier de performance et d’automatisation.

Visionnez notre check-list complète pour piloter votre projet de facturation électronique en 2026.

Infographie se préparer à la RFE 2026

Conclusion – de l’obligation légale à l’opportunité stratégique

La facture électronique obligatoire en 2026 ne se limite pas à une contrainte réglementaire. Elle constitue un levier de modernisation, de fiabilité fiscale et de performance opérationnelle. En anticipant la réforme et en s’appuyant sur des solutions certifiées, les entreprises peuvent transformer cette obligation en avantage compétitif durable.

Dans le cadre de la facture électronique obligatoire en 2026, toutes les entreprises devront s’appuyer sur une Plateforme Agréée pour émettre, recevoir et transmettre leurs factures électroniques et données réglementaires.

Aujourd’hui, plus de 100 plateformes agréées sont recensées par l’administration fiscale.
Elles partagent une mission commune : assurer l’acheminement des factures, la transmission des données réglementaires et l’interopérabilité avec l’administration. En revanche, leur niveau de service peut varier fortement.

 

PA – conformité réglementaire

PA avec outil de traitement des factures
Rôle

Acheminement conforme des factures et transmission de l’e-reporting vers le PPF

Conformité réglementaire et automatisation complète du cycle de facturation
Fonctionnalités Contrôle de format, validation des données, suivi des statuts Contrôle de format, validation des données, suivi des statuts, workflows, intégration ERP, archivage probant, reporting, portail fournisseurs
Idéal pour Entreprises recherchant une conformité minimale à la facture électronique obligatoire 2026 Entreprises souhaitant optimiser leur gestion, leur visibilité, leur productivité et leur pilotage financier
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FAQ – Facturation Electronique

 La facture électronique est-elle obligatoire en 2026 pour toutes les entreprises ?

Oui. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront pouvoir recevoir des factures électroniques.
L’émission devient obligatoire en 2026 pour les grandes entreprises et ETI, puis en 2027 pour les PME et TPE.

Quelle est la différence entre facture électronique obligatoire et e-reporting ?

La facture électronique obligatoire concerne les transactions B2B en France et impose l’échange de factures électroniques via une Plateforme Agréée.
L’e-reporting concerne les opérations B2C, internationales ou exonérées et consiste à transmettre des données à l’administration fiscale.

Quels formats sont acceptés pour la facture électronique obligatoire en 2026 ?

Les formats autorisés sont Factur-X, UBL et CII. Ils sont conformes à la norme européenne EN 16931 et permettent le traitement automatique des données.

Quelles sanctions en cas de non-conformité en 2026 ?

Les sanctions prévues sont :

  • 15 € par facture non conforme (plafond 15 000 € / an),
  • 250 € par e-reporting manquant ou erroné (plafond 15 000 € / an).

Des rejets de factures et des retards de paiement peuvent également survenir.

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Pour en savoir plus : FAQ complet sur la facturation électronique 

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