Ă propos de France Air
Le groupe Airvance est nĂ© dĂ©but 2020 de la fusion du groupe France Air, avec la branche traitement dâair du groupe anglaise SIG. Le groupe est passĂ© de 600 personnes et 150 millions de CA Ă 1 800 personnes et environ 500 millions de CA. Le Groupe Airvance reprĂ©sente aujourdâhui 20 sociĂ©tĂ©s de tailles diverses â dont France Air, entitĂ© fondatrice du groupe â prĂ©sentes dans 13 pays. France Air a souhaitĂ© dĂ©matĂ©rialiser ses flux entrants cĂŽtĂ© clients, Ă savoir factures et bons de commande. Bertrand Brat, responsable projets applicatifs du Groupe Airvance, anciennement responsable IT chez France Air, est en charge de lâensemble des projets digitaux et dĂ©matĂ©rialisation. Il explique les dĂ©fis liĂ©s Ă la digitalisation des processus et Ă la gestion des flux grĂące Ă Docuware et Readsoft.
Traçabilité, efficacité, gains de temps, zéro papier : les bénéfices tangibles de la dématérialisation, Interview de Bertrand Brat, responsable projets applicatifs chez Airvance.
Pourquoi une solution de GED et de dĂ©matĂ©rialisation des factures ?Â
Bertrand Brat raconte : France Air disposait dâune solution de GED externe en place depuis 2005 qui servait de rĂ©ceptacle pour lâensemble des Ă©ditions de factures et bons de livraison. Nous allions y piocher lâensemble des Ă©lĂ©ments susceptibles dâĂȘtre connectĂ©s Ă nos Ă©vĂ©nements clients. Cette solution, en sortie plutĂŽt quâen entrĂ©e, fonctionnait sur des SI en AS400 conservĂ©s au fur et Ă mesure des migrations dâERP.
Un premier lot pour adresser les bons de commandes
France Air traite une volumétrie de150 000 bons de commande clients /an. Originellement, ce flux était fractionné en plusieurs tùches (fax, signature, contresignature etc) sans traçabilité ni responsabilité, avec beaucoup de papiers imprimés et des process plus ou moins adressés selon les régions. Environ 85 % de ces bons de commande arrivaient par mail, le reste par fax.
Nous souhaitions capturer ces bons de commandes et reconnaĂźtre un certain nombre de caractĂšres soit en LAD-RAD, soit en OCR. Or, les bons de commande se prĂ©sentaient sous deux formes : standards avec des champs identifiĂ©s, ou rĂ©digĂ©s Ă la main. Il Ă©tait donc important dâen connaĂźtre lâorigine. GrĂące aux contacts de notre CRM, nous pouvions dĂ©tecter les Ă©metteurs de mails ou de fax et rĂ©concilier les deux informations.
Bertrand Brat
Ă partir du moment oĂč le client est identifiĂ©, le systĂšme devait pouvoir le router vers le bon canal de traitement (affectation de client, rĂ©gion, personne etc.). Cela nĂ©cessitait de mettre en place un process avec un outil capable de faire la capture du bon, reconnaĂźtre lâĂ©metteur et adresser un workflow pour faire le traitement du bon de commande.
Une solution intégrant bons de commande ET factures fournisseurs ?
Bertrand Brat connaissait les qualités de Readsoft en matiÚre de traitement des factures, mais pensait pouvoir détecter un acteur susceptible de traiter factures et bons de commande. AprÚs avoir scruté le marché et identifié de gros éditeurs dont les solutions étaient compliquées à mettre en place, France Air a décidé de séparer les deux besoins et a opté pour deux solutions, ce qui a permis de séquencer et découper les projets.
« Nous avons rapidement identifiĂ© et choisi Docuware, recommandĂ© par DIMO. LâimplĂ©mentation a Ă©tĂ© assez fluide, Ă partir du moment oĂč nous avions bien adressĂ© le canal de traitement et que lâon avait capturĂ© et reconnu le client. »
Ensuite, le backoffice de traitement de commandes centralisé à Beynost (69) pouvait rerouter les éléments aux régions concernées.
Forces commerciales et ADV, les premiers services concernés
Ils sont en premiĂšre ligne pour traiter les bons de commande : les quelques 70 commerciaux sĂ©dentaires et la vingtaine de personnes de lâADV Ă Beynost reprĂ©sentent prĂšs de 100 potentiellement utilisatrices de lâoutil. Il a donc fallu formaliser un process qui nâexistait pas complĂštement et lâintĂ©grer dans un outil favorisant la traçabilitĂ© et permettant Ă tout un chacun de voir qui a fait quoi et Ă quel moment.
Traçabilité, efficacité, gains de temps, zéro papier : des bénéfices tangibles
LâADV est en zĂ©ro papier. Le process de capture est simple : on passe de la messagerie Ă la GED et tout le reste suit, le workflow est complĂštement intĂ©grĂ©. Nous avons gagnĂ© en efficacitĂ© et en temps de traitement. Auparavant, les rĂ©gions scannaient les bons de commande Ă des horaires diffĂ©rents. DorĂ©navant, les Ă©lĂ©ments sont stockĂ©s dans des bannettes et lâADV traite au fur et Ă mesure. Cela a beaucoup simplifiĂ© les flux mĂ©tiers, dâautant que le produit est trĂšs stable et le support DIMO a Ă©tĂ© apprĂ©ciable. Lâoutil rĂ©pondu exactement Ă nos attentes. Il est en production depuis un peu plus de deux ans, sans incident.
Bertrand Brat
Selon lui, les Ă©quipes ont vite adoptĂ© cet outil web. La communication se fait de façon assez fluide entre les outils de messagerie, les plug-ins dâintĂ©gration etc. Les opĂ©rateurs visualisent sur un Ă©cran leur messagerie et Docuware et, sur lâautre, lâERP. Ils naviguent sans problĂšme de lâun Ă lâautre. France Air traite 6 Ă 700 bons de commande/jour.
Le projet a commencĂ© en septembre 2018, le calendrier sâest Ă©talĂ© sur trois mois, entre lâinstallation, les paramĂ©trages, les tests, les formations. Les interfaces entre DocuWare et lâERP sont fluides et quelques workflows ont Ă©tĂ© rĂ©orientĂ©s, notamment en termes de validation. La traçabilitĂ© nâĂ©tait pas aussi pointue quand les Ă©changes se faisaient par mail.
Plus de factures fournisseurs papier
La partie Readsoft Connect a Ă©tĂ© lancĂ©e juste aprĂšs la mise en place de DocuWare pour dĂ©matĂ©rialiser 40 Ă 45 000 factures fournisseurs /an. Beaucoup arrivaient par courriers en rĂ©gion et au backoffice et quelques mails. Des adresses mails dĂ©diĂ©es ont Ă©tĂ© créées, ce qui a bien aidĂ© pendant la crise sanitaire et a contribuĂ© Ă changer les mentalitĂ©s. 3 Ă©tapes : le flux des frais gĂ©nĂ©raux (transport, prestataires âŠ) traitĂ© dĂ©but 2020, puis les factures de marchandises â traitĂ©es au milieu de 2020 â et enfin les prestations, terminĂ©es courant 2021.
Les courriers en multipages ou pages uniques sont scannĂ©s le systĂšme traite des lots digitalisĂ©s avec de la reconnaissance de caractĂšres pour identifier le fournisseur, lâaffecter au bon service pour validation et rĂ©aliser lâintĂ©gration comptable, câest-Ă -dire traduire les informations reconnues par Readsoft en un message adressĂ© aux systĂšmes comptables France Air. La solution est hĂ©bergĂ©e en mode SaaS, DocuWare Ă©tant on-premice.
Avec Readsoft, France Air a centralisé et optimisé ses factures fournisseurs
Auparavant traitĂ©es en rĂ©gions, les factures sont dĂ©matĂ©rialisĂ©es au siĂšge pour ĂȘtre intĂ©grĂ©es dans lâoutil. Chaque responsable de service a mĂȘme la possibilitĂ© de valider ses factures sur un smartphone. Avant, il fallait mettre des bons Ă payer sur lâensemble des factures puis il y avait un traitement manuel fastidieux. France Air a donc gagnĂ© en fluiditĂ©, en traçabilitĂ©, en temps de traitement et en automatisation pour, au final, avoir du zĂ©ro papier et donc un gain de place considĂ©rable. Les possibilitĂ©s de recherche sont Ă©tendues, les Ă©quipes ont une meilleure autonomie, commettent moins dâerreurs et ont une meilleure connaissance des dossiers. Une Ă©quipe de comptabilitĂ© fournisseur de 5 personnes traite ce flux. Il nây a pas eu de rupture pendant la Covid. Cette dĂ©marche sâinscrit pleinement dans le principe de digitalisation de lâentreprise.
Readsoft permet de faire de lâapprobation et de lâimputation stockage en plus de la LAD-RAD, et la GED complĂšte le flux. Aujourdâhui, toute la chaĂźne comptable et financiĂšre est adressĂ©e dâun point de vue automatisation et dĂ©matĂ©rialisation.
Ă chaque fois, le temps dâimplĂ©mentation a Ă©tĂ© assez court grĂące aux conseils des Ă©quipes DIMO. Nous en sommes trĂšs contents. Cette expĂ©rience servira pour dâautres projets et nous mĂšnerons probablement une rĂ©flexion vers une Ă©volution au sein du groupe. France Air est historiquement dans le cĆur de marchĂ© français de DIMO en B2B. Nous sommes clients sur le CRM et la BI. Une relation de confiance sâest instaurĂ©e sur ces sujets-lĂ .
Bertrand Brat